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Ce jeudi 28 mai 2015, le tribunal vient de relaxer Éric Woerth accusé de « recel de sommes d’argent » et de « trafic d’influence ».

L’attitude de nombreux responsables politiques qui ont utilisé l’affaire à des fins purement politiciennes de juin 2010 à aujourd’hui apparaît donc aujourd’hui comme totalement inadmissible. En plein débat sur les retraites, le Parti socialiste et le Front national ont préféré discréditer le ministre en charge de la réforme (allant même jusqu’à tenter de déstabiliser François Fillon et Nicolas Sarkozy) en foulant du pied la présomption d’innocence plutôt que d’argumenter sur le fond du dossier. Ainsi, plusieurs heures durant, des séances entières de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale ont été consacrées à un acharnement sur la personne d’Éric Woerth. Dans le même temps, les demandes de démission (du ministre mais également du gouvernement dans son intégralité !) se sont multipliées sans aucun fondement. Le scandale d’Etat n’était donc pas l’affaire Woerth-Bettencourt en elle-même mais bien la tentative d’une opposition FNPS, à la dérive, de fragiliser le pouvoir en place.

La très large couverture médiatique de l’affaire apparaît également aujourd’hui comme avoir été totalement disproportionnée. Des milliers d’articles ont été écrits entre juin 2010 et mai 2015 avec régulièrement de nouvelles pseudo-révélations en pleine réforme des retraites puis au cœur de la campagne présidentielle de 2012 faisant du mal (à tort) au candidat UMP, Nicolas Sarkozy, obligé de se justifier en permanence sur du vide. S’ajoutant à l’Affaire de l’hippodrome de Compiègne (dans laquelle Éric Woerth a obtenu un non-lieu) et à la mise en examen de Nicolas Sarkozy pour abus de faiblesse lors de l’affaire Bettencourt (également conclue par un non-lieu) ces articles ont renforcé l’idée d’un « système Sarkozy corrompu » (Ségolène Royal, 30 juin 2010 sur TF1) alors qu’il n’en était rien. S’il est vrai que la plupart des médias n’ont fait que décrire la situation de manière objective (mais avec une insistance excessive), ça n’est pas le cas de Médiapart. Edwy Plenel a ainsi délibérément exagéré le « différend privé » autour de Madame Bettencourt en le transformant en « scandale publique », en une « affaire d’Etat » qui « devrait entrainer la démission de Monsieur Woerth ». Au nom de quoi ? De simples rumeurs infondées. Venant de quelqu’un qui se dit «journaliste d’investigation» c’est assez grave.

Nous, signataires de la pétition, demandons des excuses publiques à Edwy Plenel au nom de Mediapart, à Jean-Christophe Cambadélis au nom du Parti socialiste et à Marine Le Pen au nom du Front National pour Éric Woerth mais également pour les millions de Français dont ils ont délaissé les problèmes du quotidien par simples calculs personnels.

Nb : Jean-Christophe Cambadélis a appelé « l’ensemble du gouvernement [Fillon] discrédité à s’en aller » (France Info le 28/06/2010) et Marine Le Pen qui a dit d’Éric Woerth qu’il était « le chef d’orchestre » des trafics d’influence (1 septembre 2010).

@ContreAffaires engagé contre la politique de caniveau et pour de vrais débats de fond.